Je suis enceinte !
Mercredi 20 août 2008
J’ai découvert ma grossesse le mercredi 20 août 2008, en réalisant un test urinaire à la maison.
Après quelques minutes d’attente (qui m’ont parues interminables !), je lis le résultat du test qui affiche « enceinte ». J’ai du mal à y croire, c’est trop beau pour être vrai ! Mon rêve le plus cher se réalise, au moment où je n’y croyais plus.
A la lecture du test, mon rythme cardiaque s’accélère, j’ai les jambes qui flageolent et je suis envahie d’une bouffée de chaleur. C’est alors que je laisse couler quelques larmes, des larmes de bonheur.
Mais ce bonheur laisse vite place à une immense vague d’angoisse. Si le scénario se répétait comme en février ? Si là encore ma grossesse n’aboutissait pas ? Je ne supporterais pas un nouvel échec, ni de revivre toutes les souffrances que j’ai enduré ces derniers mois.
J’ai très peur mais j’ai quand même envie d’y croire. Le sort ne va pas encore s’acharner sur nous, ce n’est pas possible ! On a suffisamment souffert, on a quand même droit à un peu de bonheur !..
Malgré les doutes et les angoisses, j’ai quand même envie que l’annonce reste inoubliable pour Fred. J’ai alors choisi de réaliser une page de scrap pour lui faire connaître ma grossesse.
Lorsqu’il est rentré du travail, nous avons chacun vaqué à nos occupations, avant que je luis dise : « Chou, j’ai réalisé une nouvelle page de scrap aujourd’hui. Tu veux la voir ? » « Bien sûr, avec plaisir », m’a-t-il répondu.
J’avais rangé cette nouvelle page à la fin de l’album « Nous ». Il a alors feuilleté l’album depuis le début avant de la découvrir. Il reste « figé » en regardant la page. Puis, il lève les yeux, me regarde et me demande d’une petite voix d’enfant : « C’est vrai ? Tu es enceinte ?» Il ne réalise pas. Je pense que lui aussi n’y croyait plus…
Je regrette que nous ne soyons pas submergés de joie, comme au mois de février. Mais, après la terrible épreuve que l’on a traversée, nous n’arrivons pas à savourer notre bonheur. Tant que nous ne serons pas sûrs de la fiabilité de ma grossesse, je pense que l’on n’arrivera pas à s’en réjouir.
Alors, on ne pleure pas, on ne rit pas, on attend..