Des suites très douloureuses...

Publié le par Lolimoa

Nous sommes de retour à la maison avec notre petit Hugo, depuis une dizaine de jours maintenant.  

 

Sa présence parmi nous, nous remplit de bonheur. Cependant, les débuts sont un peu difficiles car seul son Papa peut s’en occuper.

         

En effet, les médecins m’avaient prévenue d’une poussée inflammatoire très importante que je subirai juste après l’accouchement. Et je n’y ai évidemment pas échappée.

La spondylarthrite étant une maladie auto-immune, elle est influencée par les hormones. Alors, imaginez ce qui se passe avec le bouleversement hormonal subi pendant et après la grossesse…

De plus, le bassin s’élargit pendant la grossesse et l’accouchement, pour reprendre sa taille initiale juste après, provoquant des mouvements articulaires importants.  

A tout cela, on ajoute une dizaine d’heures passées à souffrir dans des positions inconfortables, et je me retrouve avec des douleurs insupportables.

Sinon, j’ai une tension qui joue au yoyo et oscille entre 10.6 et 14.9, ainsi que des vertiges tant je suis fatiguée. 

 

Comme si mes atroces douleurs articulaires ne suffisaient pas, l’épisiotomie me fait beaucoup souffrir et m’empêche de m’asseoir correctement.

 

Et pour finir, j’ai des montées de lait terribles malgré le traitement pour les bloquer. Je me retrouve alors avec un bandage serré autour de la poitrine me compressant le dos et m’empêchant de respirer. Et le summum de la punition est que pour éviter ces montées de lait, j'ai comme "restrictions médicales" d'éviter de faire des câlins avec mon bébé (tandis que c'est presque exclusivement ce que je peux partager avec Hugo !)        

 

Alors, pour le moment, vu mon état, il m’est impossible de m’occuper d’Hugo. C’est terriblement frustrant d’avoir donné naissance à son bébé et de ne pas pouvoir s’en occuper. C’est très difficile à vivre. Je parle beaucoup à Hugo et surtout, dès que c'est possible, nous faisons des câlins en peau à peau afin de favoriser l'attachement. J'adore ces séances de peau à peau. Dès que je le pose sur mon torse, je sens Hugo apaisé et détendu. Quant à moi, je savoure ce moment de relation privilégié partagé avec mon bébé. Et dès que j’irai mieux, je rattraperai le temps perdu…

     

Heureusement que Fred est là. C’est un Papa et un mari en or. Il remplit son rôle de papa merveilleusement bien et avec beaucoup d’amour. Et il trouve encore un peu de temps pour s’occuper de moi qui en ai aussi besoin.    

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E
C'est avec le coeur serré que j'ai lu ton article et partage avec toi ta souffrance physique et morale. Je suis sûre que les choses vont rentrer dans l'ordre et que ta maladie va aller en s'améliorant. Tu as été et tu es toujours courageuse et admirable, tu as ta petite merveille qui t'attend et que tu vas retrouver bien vite dans tes bras. Son papa est merveilleux avec vous deux, tu es bien encadrée et soutenue.<br /> Grosses bises à vous trois.
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