Un accouchement difficile...
Après une grossesse et un accouchement difficiles, Hugo est enfin parmi nous…
Depuis plusieurs semaines déjà, il préparait sa sortie.
Nous l’avons fait attendre autant que possible. Mais las de patienter et pressé de rencontrer son Papa et sa Maman, il a fait son entrée dans le monde, le jeudi 16 avril 2009 à 15h24.
Petit récit de l’accouchement :
04h40 : Rupture de la poche des eaux
A 04h40, je ressens comme une envie d’uriner. Mais, je comprends rapidement qu’en fait je suis en train de perdre les eaux. A ce moment précis, je réalise que c’est aujourd’hui que je vais donner naissance à mon bébé.
Je réveille Fred, qui a du mal à sortir de son sommeil et se rendort aussitôt. Alors j’insiste en lui disant que c’est le grand jour, que je vais accoucher et qu’il faut qu’il se lève !!!
Ca y est, il a compris et fait un bond pour sortir du lit.
Je prends le temps de me prélasser sous une douche chaude pendant que Fred termine mon sac pour la maternité.
06h00 : Départ pour la maternité
Pendant le trajet qui nous mène à la maternité, je suis envahie par des émotions diverses. Je suis à la fois excitée et impatiente à l’idée de rencontrer mon bébé, et en même temps assez angoissée par rapport au déroulement de mon accouchement.
06h40 : Arrivée à la maternité
Nous arrivons enfin aux urgences obstétriques.
Nous sommes reçus par une sage-femme qui, avant même de m’ausculter, me dit « j’espère que vous n’êtes pas en train d’accoucher car toutes nos salles de naissance sont occupées et nous n’avons plus de lits libres dans le service de maternité ». Elle me dit qu’ils sont déjà en train de transférer des mamans sur d’autres hôpitaux.
Puis, après étude de mon dossier, elle fait le maximum pour que j’accouche au moins sur l’hôpital, quitte à être transférer ailleurs après. Je suis prioritaire du fait de mon suivi en grossesse pathologique, de ma spondylarthrite, de la présence de mon streptocoque…
08h00 : La salle de naissance
Vers O8h, une salle de naissance se libère. Un brancardier vient nous chercher et nous y accompagne.
Une sage-femme m’installe. Elle branche le monitoring et le tensiomètre, me fait une prise de sang et pose la perfusion contenant l’antibiotique pour lutter contre le streptocoque ainsi que de l’ocytocine pour accélérer le travail. En effet, afin d’éviter au maximum les risques de contamination au streptocoque et de réduire mon temps de souffrance, l’équipe a décidé d’accélérer le travail pour que l’accouchement soit moins long.
A cette heure-ci, j’ai des contractions tout à fait supportables (je suis habituée depuis 2 mois !) et mon col est dilaté à 3 cm.
10h00 :
La sage-femme revient m’ausculter. Mon col est maintenant dilaté à 4 cm. C’est long !
Les contractions sont plus intenses mais la douleur est encore supportable. Le rythme cardiaque de bébé est régulier.
Au niveau obstétrical, tout se passe bien. Par contre, ces 4 heures passées sur un lit inconfortable accentuent considérablement mes douleurs au niveau du dos, du bassin, des hanches, des épaules…
Le temps est long et je souffre de plus en plus. Heureusement, Fred est auprès de moi et me masse constamment pour essayer de me soulager un peu.
11h15 : Pose de la péridurale
Les contractions sont maintenant très rapprochées et douloureuses. De plus, elles me font énormément mal au dos. La douleur devient difficile à supporter.
La sage-femme me propose alors d’appeler l’anesthésiste pour qu’il me pose la péridurale.
Après beaucoup d’appréhensions, je m’aperçois que la péridurale est un geste un peu désagréable mais pas douloureux. L’anesthésiste m’explique que l’effet de l’analgésique durera environ 45 mn, et qu’ensuite il me suffit d’appuyer sur la pompe pour me réinjecter une dose. Cette 1 ère injection soulage de manière significative la douleur liée aux contractions, et même celles liées à ma spondylarthrite au niveau du bassin et des lombaires. Les prochaines injections, quant à elles, sont beaucoup moins efficaces sur mes douleurs articulaires mains continuent de soulager les contractions.
12h00 :
La sage-femme repasse me voir et m’ausculte de nouveau. Elle me dit que mon col a bien travaillé et qu’il est maintenant ouvert à 8 cm. Quel soulagement de savoir que c’est bientôt la fin !
14h00 : à Dilatation complète
Ca y est, mon col est arrivé à dilatation complète.
Comme j’ai des difficultés à pousser, l’équipe médicale avait décidé qu’une fois le col totalement dilaté, on laisserait bébé descendre au maximum dans le bassin afin de raccourcir le temps d’expulsion. Pauvre Petit Bout, avant même de naître, je le mets déjà à contribution.
15h00 : l'Expulsion
Maintenant, la tête de bébé est engagée au maximum. C’est le moment de pousser.
Là, commencent 25 mn de douleurs et d’efforts intenses qu’ont connus toutes les mamans.
Je rassemble toute mon énergie pour pouvoir pousser le mieux possible. Mais mes efforts ne suffisent pas. Bébé reste coincé dans le bassin et son rythme cardiaque ralentit. Le gynécologue fait appeler un pédiatre pour anticiper un éventuel problème. Et il décide de m’aider à sortir bébé, grâce à des spatules (sorte de forceps), après avoir bien sûr procédé à une épisiotomie. Je continue de pousser pendant qu’il oriente doucement la tête de bébé vers la sortie.
La douleur ressentie pendant l’expulsion est indescriptible tant elle est intense et violente.
Et enfin, à 15h24, notre petit Hugo nait et nous fait entendre son 1er cri.
15h30 :
Après un court instant posé sur moi, Hugo est emmené en salle de soins avec la puéricultrice et accompagnée de son Papa.
Pendant ce temps, le gynécologue entame ses travaux de couture et recouds mon épisiotomie. Là encore, ce geste qui dure une bonne 1/2 heure n’est pas une partie de plaisir.
16h00 :
Hugo est de retour dans la salle de naissance avec son Papa. Il est en couveuse où il reste pendant 1 heure car il a du mal à réguler sa température.
17h00 : Première rencontre en peau à peau
Une fois sa température remontée à 37 °C, Hugo est mis en peau à peau sur moi. Nous restons blottis l’un contre l’autre pendant environ 1h30.
Il a l’air apaisé contre moi. Et moi, j’apprécie aussi beaucoup ce contact avec mon bébé. Puis, je lui propose une 1ère tétée, bien que j’ai choisi de ne pas l’allaiter par la suite. Il trouve le sein facilement et tète. Ce contact charnel avec mon bébé est très intense et me remplit de bonheur. C’est magique. Je voudrais arrêter le temps pour que cet instant merveilleux dure toujours…
18h35 :
Comme toutes les bonnes choses ont une fin, l’auxiliaire de puériculture vient habiller Hugo. Puis, nous sommes tous les 3 accompagnés dans une chambre. En effet, une chambre s’est libérée et j’ai pu en bénéficier.
La grossesse et l’accouchement sont une sacrée aventure !..
Fred & moi avons encore du mal à réaliser que ce Petit Bonhomme si beau et si paisible est le fruit de notre amour. Tant attendu et désiré, nous allons maintenant savourer pleinement le bonheur d’être les parents de notre petit Hugo.
Vous êtes toujours là ? Merci à ceux qui ont lu mon article en entier. En le publiant, je me suis apercu qu'il ne s'agissait pas d'un si petit récit...